Changer sa chaudière fioul, que choisir ?

Publié le par Emmeline Guiragossian dans Fioul'Pratique : conseils & astuces

Les performances des chaudières se sont considérablement améliorées depuis vingt ans. Des technologies avancées telles que la chaudière basse température et chaudière à condensation offrent d’excellentes prestations de rendements, de confort et de réduction de consommation et de pollution.

Les chaudières basse température

Ce sont des chaudières qui ont été conçues pour fournir une eau à 50° par rapport à une chaudière standard. Les chaudières basse température vont économiser entre 12 à 15 % d’énergie.

Ces chaudières sont adaptées à des installations eau chaude basse température, comme le plancher chauffant ou les radiateurs basse température et à un bâti isolé.

Les chaudières à condensation

La chaudière à condensation récupère l’énergie des fumées chaudes. En condensant la vapeur d’eau des gaz de combustion, les fumées sont refroidies et condensent, ce qui permet de récupérer leur chaleur latente. Les chaudières à condensation consomment 15 à 20 % de moins que des chaudières standards.

Comme pour la chaudière basse température, la chaudière à condensation est particulièrement adaptée au régime de basse température (bâtiment bien isolé, plancher chauffant et radiateurs basse température).

La chaudière à ventouse

La chaudière ventouse est une solution astucieuse lorsqu’il s’agit d’intégrer le conduit de fumée. En effet, celui-ci est concentrique, comme une ventouse, ce qui permet dans le même conduit d’aspirer l’air frais, et de rejeter les gaz de combustion. Ce petit conduit circulaire fait que la chaudière devient étanche.

Ainsi les chaudières équipées de ventouses :

  • n’ont pas besoin d’une cheminée et peuvent être installées dans un petit espace non ventilé (placard) ;
  •  améliorent encore la sécurité de la chaudière et réduisent de 4 à 5 % les consommations par rapport à celles qui n’en sont pas dotées.

La solution ventouse existe pour tous les types de chaudières (standard, basse température, à condensation, individuelle, collective), qu’elles fonctionnent au gaz ou au fioul.

Faites un bilan énergétique avant de choisir une chaudière !

Avant de choisir sa chaudière il est important que sa puissance corresponde aux besoins de votre maison ou de votre appartement.

Pour cela, il est conseillé de faire un bilan énergétique qui permettra de positionner votre bien selon une classe énergétique (identique au diagnostic de performance énergétique). Etabli par un professionnel, ce bilan énergétique pourra vous donner un chiffre plus précis de la puissance nécessaire. Cette dernière pourra être nettement moindre que la puissance de votre chaudière existante. En effet, les calculs de déperdition et de surpuissance établis par des méthodes plus anciennes surévaluaient la puissance à installer.

Par ailleurs, le bien ou la maison a pu progressivement s’améliorer sur le plan énergétique, par exemple avec de nouveaux vitrages isolants, une isolation thermique des combles… Ainsi, une chaudière installée de 40 kW pourra, après calcul, être remplacée par une chaudière neuve de 25 kW, assurant à la fois les besoins de chauffage mais également d’eau chaude sanitaire.

Notez que le rendement de la chaudière sera nettement meilleur quand celle-ci fonctionne dans sa pleine plage de puissance. En effet, une chaudière de 40 kW qui fonctionnerait à 30 % de sa puissance, provoquerait une combustion saccadée, des pertes au démarrage et à l’arrêt, et donc un rendement de production moindre qu’une chaudière « justement dimensionnée ».

Apprenez ces quelques notions techniques liées au changement de chaudière :

Pour une chaudière à gaz ou à fioul, la réglementation impose un rendement minimal. Ce rendement est fonction de la puissance de la chaudière installée.

  • Par exemple, si vous choisissez une chaudière de 23 kW pour votre maison individuelle (chauffage et eau chaude sanitaire), le rendement doit être supérieur à 89 %.
  • Si vous habitez dans un immeuble collectif, et que la copropriété décide de remplacer une chaudière de 100 kW le rendement de celle-ci devra dépasser 90 %.

La chaudière à condensation ou de chaudière basse température respectent ces minimums réglementaires.

Quelques autres dispositions techniques à connaître :

  •  La pompe de la chaudière doit être munie de vannes d’arrêt.
  • Tous les tuyaux passant par l’extérieur doivent être calorifugés avec une isolation minimum de classe II (l’épaisseur de l’isolant doit être au moins égale à la moitié du diamètre extérieur du tube).
  •  Il est obligatoire de prévoir une régulation et une programmation propre à votre installation de chauffage en cas de changement de chaudière.
  •  En cas de réfection complète d’une installation de chauffage collective la réglementation imposera des radiateurs basse température.

Pour plus d’information sur le confort thermique de votre maison, vous pouvez consulter


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