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Où se chauffe-t-on encore au fioul en France ?
Le chauffage au fioul a fortement reculé en France, mais il reste une réalité pour plusieurs millions de ménages. Son usage est aujourd’hui très concentré dans certains territoires et profils de logements. Les dernières données de l’Insee permettent de comprendre précisément où le fioul est encore utilisé et pour quels usages.
Le chauffage au fioul reste majoritairement présent dans les zones rurales
Près de 2,6 millions de résidences principales sont encore chauffées au fioul en France métropolitaine selon le recensement 2022. Cela représente environ 8,5 % de l’ensemble des logements. Même si ce chiffre est en forte baisse par rapport aux années précédentes, il montre que le cette solution de chauffage n’a pas disparu du paysage énergétique résidentiel.
Le fioul est très inégalement réparti sur le territoire. En effet, il est beaucoup plus fréquent dans les communes rurales que dans les zones urbaines denses. En milieu rural, 16,7 % des résidences principales l’utilisent encore comme mode de chauffage principal. À l’inverse, dans les espaces urbains denses, cette part tombe à 3,5 % seulement.
Cette différence s’explique en grande partie par la structure du parc de logements. Les territoires ruraux sont composés majoritairement de maisons individuelles anciennes, historiquement équipées de chaudières au fioul. Ces logements ont souvent été construits avant 1970, à une période où cette énergie de chauffage était bon marché et largement disponible. À cette époque, le réseau de gaz était peu développé en dehors des grandes villes, ce qui a favorisé le recours à des solutions autonomes.
Dans certaines régions, sa présence reste très élevée. En 2022, plus de 30 % des résidences principales sont chauffées au fioul dans de nombreuses communes rurales du Massif central, du nord de la France et des Alpes. Ces territoires cumulent plusieurs facteurs favorables au maintien de cette énergie : habitat dispersé, faible densité de population, logements anciens et accès limité aux réseaux de gaz.
À l’inverse, dans les grandes métropoles comme Paris, Lyon ou Marseille, cette part est inférieure à 5 %. Ces villes disposent d’un parc immobilier plus collectif, plus récent et largement raccordé au gaz ou à l’électricité, ce qui explique sa quasi-disparition dans ces zones.
Les maisons individuelles anciennes concentrent l’essentiel du fioul
En 2022, 13 % des maisons sont encore équipées d’une chaudière au fioul, contre seulement 3 % des appartements.
Ces appartements se situent le plus souvent dans de petites copropriétés, comprenant au maximum quatre logements. Le fioul est presque absent du parc HLM, où moins de 2 % des logements utilisent cette énergie. Or, les logements collectifs et sociaux sont surtout implantés dans les zones urbaines, ce qui accentue encore sa concentration dans les territoires ruraux.
L’ancienneté des logements joue également un rôle central. Parmi les résidences principales construites avant 1970, 12 % sont encore chauffées au fioul. Pour les logements construits après 1970, cette proportion tombe à 6 %. Les constructions anciennes ont conservé plus longtemps leur système de chauffage d’origine, notamment lorsque les occupants sont installés depuis plusieurs décennies.
Les logements qui utilisent toujours cette énergie sont aussi plus grands que la moyenne. En 2022, ils présentent une surface supérieure d’environ 15 % à celle des logements chauffés par d’autres énergies. Cette grande taille entraîne des besoins de chauffage plus importants, ce qui renforce le poids des dépenses énergétiques pour les ménages concernés.
La qualité de l’isolation est souvent plus faible dans ces logements. Les diagnostics de performance énergétique (DPE) montrent que 53 % des résidences principales chauffées au fioul sont classées E, F ou G. Pour les logements utilisant d’autres énergies, cette proportion est de 31 %.
Une énergie de chauffage qui reste utilisée par des ménages plus âgés et plus exposés
En 2026, le profil des ménages chauffés au fioul est très marqué. Les propriétaires occupants y ont beaucoup plus souvent recours que les locataires, avec 12 % des ménages propriétaires en 2022, contre seulement 4 % des ménages locataires. Cette différence s’explique par la nature des logements et par l’ancienneté d’occupation.
L’âge des occupants est un facteur clé. En 2022, 16 % des ménages dont la personne la plus âgée a 75 ans ou plus se chauffent au fioul, contre 7 % pour les autres ménages. Cette situation reflète un effet générationnel. De nombreux seniors vivent dans des maisons anciennes, construites et équipées à une époque où cette solution dominait.
L’ancienneté dans le logement est également déterminante. Parmi les ménages installés depuis plus de 20 ans dans leur résidence principale, 16 % utilisent encore cette énergie de chauffage. Pour les ménages présents depuis moins longtemps, cette part est de 6 %. Le maintien du fioul s’explique souvent par l’absence de travaux de rénovation lourds, parfois repoussés en raison de l’âge ou du coût perçu des changements de système de chauffage.
Près de 46 % des ménages vivant dans une maison chauffée avec ce combustible sont considérés comme vulnérables sur le plan énergétique, contre 17 % des autres ménages en maison.
Le recul du fioul est réel mais inégal selon les territoires
Entre 2006 et 2022, le nombre de résidences principales chauffées au fioul est passé de 4,6 millions à 2,6 millions.
Dans les territoires denses et attractifs, la baisse est très marquée. Les intercommunalités d’Île-de-France, de la façade atlantique et du littoral méditerranéen comptent aujourd’hui très peu de logements qui utilisent encore cette énergie. Dans ces zones, la part était déjà inférieure à 10 % en 2006 et elle a encore été divisée par plus de deux entre 2006 et 2022. La croissance démographique et la construction de logements neufs, principalement équipés en gaz ou en électricité, expliquent cette évolution.
À l’inverse, dans les territoires ruraux du centre et de l’est de la France, la baisse est plus modérée. Dans des départements comme l’Aveyron, le Cantal, la Creuse, la Haute-Marne ou la Nièvre, la part de logements chauffés au fioul était proche de 40 % en 2006. Elle a reculé depuis, mais reste élevée en 2022. Ces territoires connaissent une faible croissance démographique et peu de constructions neuves, ce qui limite le renouvellement du parc de logements. Dans ces zones, de nombreux ménages ont vieilli dans leur logement. L’âge des occupants constitue un frein important à la conversion vers d’autres énergies.
Enfin, la diminution du fioul est aussi liée à des changements de statut des logements. Entre 2006 et 2022, une partie des résidences principales utilisant ce chauffage est devenue résidence secondaire ou logement vacant, notamment dans le cadre de successions. Ce phénomène contribue mécaniquement à la baisse du nombre de logements principaux utilisant le fioul, sans pour autant signifier une rénovation énergétique effective de ces bâtiments.
Une étude Insee basée sur le recensement 2022
Les données utilisées dans cet article proviennent de l’étude Insee, publiée en janvier 2026. Elle analyse la répartition du chauffage au fioul en France métropolitaine à partir des recensements de la population de 2006 et 2022.
L’enquête porte sur les résidences principales, maisons et appartements, et s’appuie sur le mode de chauffage principal déclaré par les ménages. Les résultats sont croisés avec les diagnostics de performance énergétique et les données fiscales, ce qui permet d’identifier précisément les territoires, les types de logements et les profils de ménages qui se chauffent encore au fioul.
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