OPEP décide de ne pas revoir à la baisse sa production de pétrole

Publié le par Guillaume Bort dans Actualité pétrole
Raffinerie de pétrole

Crédit : James/Daisa-Flick

L’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP) s’est réunie jeudi 27 novembre à Vienne afin de décider du plafond de production de pétrole des pays membres. L’OPEP a décidé de ne pas diminuer sa production, dans un contexte où la demande est en berne alors que l’offre mondiale de brut est en surabondance.

L’Opep maintient sa production de pétrole à 30 millions de barils

Le ministre koweïtien du pétrole, Ali al-Omair, a conclu la réunion de l’OPEP qui s’est déroulée hier à Vienne pendant cinq heures, en déclarant qu’il n’y aurait « pas de changement ». L’OPEP, dont les membres produisent 30 millions de barils par jour depuis décembre 2011, ne reverra pas ce chiffre à la baisse.

L’Organisation couvre près du tiers de l’offre mondiale de brut. Son action a donc un poids important sur le cours du pétrole. En effet, l’OPEP réunit les plus gros exportateurs de pétrole dans le monde et a le pouvoir de réguler la production et le prix du brut par un accord commun entre les pays membres. Or, les différents acteurs de l’OPEP n’étaient pas unanimes pour revoir leur production à la baisse.

Une situation qui profite à l’Arabie Saoudite

Cette décision profite à l’Arabie Saoudite, premier exportateur de pétrole dans le monde qui représente un tiers de la production de l’OPEP. Malgré un taux de rentabilité à 60-70 dollars dont on se rapproche dangereusement, les autorités estiment que le prix actuel du brut ne met pas en danger son marché.

De plus, l’Arabie Saoudite profite de ce contexte baissier pour accroître ses parts de marché auprès des ses clients asiatiques en pratiquant des prix très compétitifs. En concurrence directe avec le pétrole de schiste américain dont la production ne cesse d’augmenter, l‘Arabie Saoudite s’est logiquement opposée à la baisse des plafonds de production de l’OPEP. 

La Russie (hors OPEP) ou encore le Venezuela et l’Iran se retrouvent quant à eux en difficulté. Le budget de la Russie dépend en effet à 50% des hydrocarbures et son niveau de rentabilité est de 96 dollars le baril pour équilibrer son budget. Le Venezuela dépend quant à lui d’un baril à 120 dollars et l’Iran d’un baril à 140 dollars.

Le prix du pétrole dégringole à 70 dollars suite à la réunion de l’Opep

Conséquence directe de la décision de l’OPEP, la référence américaine de l’or noir a chuté sous la barre des 70 dollars le baril pour la première fois depuis 2010 alors que le prix du pétrole a déjà chuté de plus de 30% depuis juin. Les tensions de 2014 au Moyen-Orient n’ont finalement que peu impacté le cours du brut. En revanche, la faiblesse de la croissance économique, en Europe et en Chine notamment, face à une offre surabondante, entraîne aujourd’hui le prix du baril à son plus bas niveau depuis 4 ans !

Bonne nouvelle pour les consommateurs de fioul, qui profitent de prix très bas depuis le mois d’octobre !


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