Jeux Olympiques 2016 : 5 choses à savoir sur le fonctionnement de la flamme olympique

Publié le par Emmeline Guiragossian dans Toute l'actualité du Fioul
vasque des Jeux Olympiques

Vasque olympique aux JO de Seoul 1988. Source : Department of Defense

Après deux semaines de compétition, la cérémonie de clôture des 31ème Jeux Olympiques de Rio se déroulera dimanche soir (lundi 22 août à 1h du matin pour la France). Installée dans une grande vasque, la flamme olympique, symbole des JO, sera éteinte à cette occasion. L’occasion de revenir sur son histoire et son fonctionnement.

1. La flamme olympique allumée grâce à l’énergie solaire

La flamme est allumée à l’énergie solaire, selon les traditions des Jeux Olympiques perpétuées depuis les Jeux de la Grèce Antique. C’est à Olympie, berceau des Jeux antiques, que la flamme olympique prend vie, allumée par des femmes en tuniques similaires à celles portées par les Grecs de l’Antiquité, jouant le rôle des prêtresses d’Héra.

La flamme prend vie à l’aide d’un miroir parabolique. La chaleur intense qui se dégage donne alors naissance à la Flamme olympique. Cette flamme est ensuite placée dans une urne en céramique puis transportée dans l’ancien stade d’Olympie où est allumée la torche, remise au premier relayeur.

A savoir : La torche olympique est allumée pour la première fois en 1928 à Amsterdam, lors des premiers Jeux modernes. Durant les premiers Jeux Olympiques la flamme était obtenue par les rayons du soleil captés au centre d’un récipient appelé skaphia.

Par précaution, s’il n’y a pas de soleil le jour de la cérémonie officielle, la flamme allumée quelques jours avant, lors de la cérémonie de répétition, est gardée en réserve sous une lampe.

2. Et si la flamme s’éteint ?

Il arrive que la flamme s’éteigne par accident, lors d’orages violents par exemple, ou plus rarement volontairement. Lorsque c’est le cas, elle doit est rallumée de manière traditionnelle, avec une des lanternes contenant la flamme-mère, flamme de secours des Jeux Olympiques. Lors du relais, de nombreux doubles de la flamme sont transportés ou garder en réserves en cas d’extinction de la première.

Anecdote : La flamme a été rallumée en 1976 avec un briquet, après de violents orages. Non conforme aux traditions, les organisateurs ont dû l’éteindre de nouveau, pour la rallumer selon les traditions.

3. Une flamme alimentée au gaz

Une fois la flamme olympique allumée une question se pose : comment vit-elle ? Qu’est-ce qui l’alimente ? Du fioul, du gaz, ou une autre énergie ?

La réponse est le gaz. Pour la torche olympique, une cartouche de gaz est dissimulée dans le manche. Le type de gaz utilisé influe sur l’intensité de la flamme et sa couleur, du blanc au jaune-rouge.

Par ailleurs, la torche olympique est conçue pour résister aux conditions extrêmes, comme le vent et la pluie, pour garder la flamme intacte tout au long de son relais. La température de la flamme de la torche est de l’ordre de 1200 à 1700°C.

Petite histoire : Autrefois du magnésium, de la poudre d’amorce, de la résine, ou encore de l’huile d’olive étaient utilisés pour alimenter la flamme olympique.

4. Le chaudron olympique de Rio plus petit, pour des raisons écologiques

Le chaudron olympique aux Jeux Olympiques de Rio cette année est plus petit que la moyenne. Cette décision a été prise par les organisateurs pour rappeler les enjeux du réchauffement climatique.

La cérémonie d’ouverture, tenue le vendredi 5 août, était aussi placée sous le signe de l’écologie et de la préservation de la planète. On a pu admirer par exemple les cinq anneaux olympiques de couleur verte pour l’occasion, représentants la forêt amazonienne.

5. Le « relais de la flamme » : des parcours originaux et modernes à travers le temps

A chaque Jeux Olympiques, le pays organisateur veut marquer les esprits, notamment lors du « relais de la flamme ».

Voici quelques exemples des relais les plus marquants de l’histoire des JO :

  • En 1976 la flamme est transformée en signal radio transmis entre Athènes et Ottawa. Le signal a alors servi à rallumer une autre flamme au moyen d’un rayon laser.
  • En 2000 la flamme olympique est transportée par des plongeurs sous l’eau, près de la Grande barrière de corail, grâce à un procédé spécial rendant la flamme capable de brûler trois minutes sous l’eau.
  • En 2014 pour les Jeux Olympiques de Sotchi, la flamme a traversé le lac Baïkal en Sibérie, lac le plus profond du monde.

  • En 2008, la flamme olympique est amenée jusqu’au sommet de l’Everest à 8 848 mètres d’altitude, à l’aide d’une lampe de mineur spéciale pour la protéger du manque d’oxygène.
  • En 2014 c’est sur la plus haute montagne de Russie, la montagne Elbrouz, que la flamme olympique a fait un passage.

A savoir :

La passation de la flamme au premier relayeur symbolise la transition des Jeux Antiques de la Grèce Antique aux jeux modernes. Il faudra attendre 1936 pour connaître le « Relais de la flamme », qui commence au départ d’Olympie et parcourt des lieux choisis par le pays organisateur, jusqu’au stade où se déroule la cérémonie d’ouverture des JO.

La flamme est portée par des athlètes, personnalités ou encore anonymes du pays d’accueil, jusqu’à la cérémonie d’ouverture où la flamme est allumée dans le stade et repose dans un socle pour toute la durée des Jeux, soit une quinzaine de jours.


Commentaires
Aucun commentaire
Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.
Les champs obligatoires sont indiqués avec *